@inbook{bibcite_148, keywords = {Critique et interpr{\'e}tation}, author = {Marc Girardin}, title = {Suite de la pi{\'e}t{\'e} filiale. {\textemdash} De l{\textquoteright}influence de ce sentiment dans la trag{\'e}die et dans la com{\'e}die modernes. {\textemdash} le Cosro{\`e}s de Rotrou. {\textemdash} Le Glorieux de Destouches. {\textemdash} Le Coriolan de Shakespeare }, year = {1875}, journal = {Cours de litt{\'e}rature dramatique, ou De l{\textquoteright}usage des passions dans le drame}, volume = {2}, chapter = {21}, pages = {28-61}, month = {01/1849}, publisher = {Charpentier}, address = {Paris}, note = {

L\’auteur estime que la pi{\'e}t{\'e} filiale, pour qu\’elle soit bien exprim{\'e}e au th{\'e}{\^a}tre ou dans les romans, doit {\^e}tre {\`a} la fois \«\ une affection naturelle et un devoir de la conscience\ \» (p.\ 28)\ ; \«\ une {\'e}motion irr{\'e}sistible et une obligation inviolable\ \» (p. 30). C\’est pr{\'e}cis{\'e}ment ce qu\’illustreraient les trois pi{\`e}ces {\'e}tudi{\'e}es dans lesquelles \«\ nos bons et grands instincts\ \» (p.\ 61), caract{\'e}risant la pi{\'e}t{\'e} filiale, rel{\`e}veraient d\’une nature universelle et l\’emporteraient sur l\’individualit{\'e} des passions. Dans Cosro{\`e}s o{\`u}, comme dans Venceslas, Rotrou \«\ montre une force dramatique digne de Corneille\ \» (p.\ 37), le personnage {\'e}ponyme incarne les remords qui suivent le crime, et Syro{\`e}s \«\ repr{\'e}sente les terreurs et les doutes qui le pr{\'e}c{\`e}dent\ \» (p.\ 32). Les deux personnages s\’unissent ainsi pour \«\ rendre hommage {\`a} l\’inviolable majest{\'e} du caract{\`e}re paternel\ \» (idem). Alors que dans Venceslas nous devrions pouvoir absoudre un p{\`e}re qui envoie son fils {\`a} la mort, et cela gr{\^a}ce au \«\ droit qu\’a le p{\`e}re sur ses enfants\ \» (p.\ 37), dans Cosro{\`e}s, nonobstant la culpabilit{\'e} d\’un p{\`e}re, celui-ci demeure sacr{\'e} et sa voix \«\ retentit aux oreille et dans la conscience du fils avec une force irr{\'e}sistible\ \» (p.\ 38-39). Voil{\`a} ce que Rotrou aurait \«\ admirablement senti et exprim{\'e}\ \» (p.\ 38) dans le personnage de Syro{\`e}s. Les trois passions mises en sc{\`e}ne dans Cosro{\`e}s, Le Glorieux et Coriolan\ : l\’ambition, la vanit{\'e}, la col{\`e}re, sont aux prises avec la pi{\'e}t{\'e} filiale, et toutes trois se retrouvent finalement vaincues \«\ par un de ces retours soudains et irr{\'e}sistibles qu\’ont les bons instincts, et qui sont d\’accord avec nos obligations les plus saintes\ \» (p.\ 60). Selon William O. Goode, cette pi{\'e}t{\'e} filiale, ou voix de la Nature, qui triomphe dans Cosro{\`e}s aurait d{\^u} c{\'e}der le pas {\`a} la Providence divine qui a plac{\'e} Syro{\`e}s sur le tr{\^o}ne d\’un p{\`e}re d{\'e}g{\'e}n{\'e}r{\'e} (\«\ Nature and Fortune: A Tragic Dislocation of Values in Rotrou\’s Cosro{\`e}s\ \», Papers on French Seventeenth-Century Literature, 13, 25, 1986, p. 93-112).

}, language = {Fran{\c c}ais }, }