@article{bibcite_288, keywords = {Critique et interpr{\'e}tation}, author = {Fran{\c c}ois-Just-Marie Raynouard}, title = {{\OE}uvres de Rotrou, tom. I, II, III et IV. Paris, Desoer, rue Christine, 1820, in-80. Second Article}, year = {1822}, journal = {Le Journal des Savants}, pages = {751-759}, month = {01/1822}, publisher = {Jean Cusson}, address = {Paris}, note = {

Illustrant ses propos par de larges extraits de pi{\`e}ces, l\’auteur se propose d\’examiner Rotrou \«\ comme po{\`e}te comique et tragique, et surtout comme {\'e}crivain dramatique\ \» (p.\ 751). Apr{\`e}s avoir rappel{\'e} qu\’avant que Corneille ne mette en sc{\`e}ne le Paris de son {\'e}poque la com{\'e}die puisait son mat{\'e}riau chez les auteurs espagnols et dans les romans {\`a} la mode, l\’auteur affirme que la r{\`e}gle th{\'e}{\^a}trale que Rotrou a le plus ordinairement viol{\'e}e fut celle de l\’unit{\'e} de lieu, dont l\’infraction entra{\^\i}nait souvent celle de l\’unit{\'e} de temps. Cela dit, il est vrai que \«\ la sc{\`e}ne fran{\c c}aise de cette {\'e}poque n\’aurait rien eu {\`a} envier {\`a} toutes les libert{\'e}s de la sc{\`e}ne romantique\ \» (p.\ 752). Une fois les reproches contre \«\ les intrigues tr{\`e}s-difficiles {\`a} d{\'e}brouiller, les actions trop compliqu{\'e}es, les {\'e}v{\'e}nements inattendus, les plus grandes invraisemblances, [\…] les entr{\'e}es et les sorties rarement motiv{\'e}es\ \» (p.\ 752-753), l\’abondance de \«\ mauvaises pointes, [d\’] amplifications, [de] n{\'e}gligences\ \» (p.\ 753), l\’auteur applaudit au comique de situation, aux d{\'e}tails spirituels, {\`a} l\’{\'e}l{\'e}gance et {\`a} la puret{\'e} de style qu\’il trouve chez le dramaturge drouais. L\’auteur sugg{\`e}re que le traitement cocasse des m{\'e}decins mis en sc{\`e}ne par Rotrou dans Clarice a pu inspirer Moli{\`e}re dans le ridicule qu\’il fera subir {\`a} ces docteurs discourant du secret de leur art et d\’eux-m{\^e}mes avec \«\ une emphase burlesque\ \» (p.\ 713). {\`A} travers de nombreuses citations, l\’auteur rend compte \«\ de la vari{\'e}t{\'e} et de l\’{\'e}l{\'e}gance du style comique\ \» de Rotrou (p.\ 757). En ce qui concerne la trag{\'e}die, l\’auteur insiste sur les maximes politiques rencontr{\'e}es dans L\’Heureux Naufrage, L\’Innocente Infid{\'e}lit{\'e} et Laure pers{\'e}cut{\'e}e pour supposer une forte influence sur Rotrou de la strat{\'e}gie de Richelieu qui, {\`a} travers le th{\'e}{\^a}tre, aurait souhait{\'e} accoutumer {\`a} sa politique, \«\ sans trop [les] effaroucher, les personnes qui formaient alors l\’illustre auditoire des ouvrages dramatiques\ \» (p.\ 758). Dans Hercule mourant, trag{\'e}die o{\`u} Rotrou n\’aurait pas fait \«\ de grands efforts d\’invention\ \» (idem), l\’auteur rel{\`e}ve quelques passages m{\'e}ritoires dont l\’exemple n\’aurait pas {\'e}t{\'e} inutile {\`a} Corneille et dont \«\ la beaut{\'e} et la force [\…] du style tragique\ \» (p.\ 759), ant{\'e}rieurement au Cid, permettraient de comprendre \«\ le noble hommage que Corneille\ \» aurait rendu {\`a} Rotrou \«\ en l\’appelant son p{\`e}re\ \» (idem).

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