@misc{bibcite_313, keywords = {Critique et interpr{\'e}tation}, author = {Jean-Fran{\c c}ois Marmontel}, title = {Venceslas, Trag{\'e}die de Rotrou, retouch{\'e}e et remise au Th{\'e}{\^a}tre. {\`A} Paris, chez S{\'e}bastien Jorry, vis-{\`a}-vis La Com{\'e}die-Fran{\c c}aise }, year = {1759}, journal = {Le Mercure de France}, pages = {117-130}, month = {01/1759}, address = {Paris}, note = {
R{\'e}ponse de l\’auteur aux \«\ injures et fausset{\'e}s\ \» de Fr{\'e}ron [dans \«\ Venceslas\ \», L\’Ann{\'e}e Litt{\'e}raire, 14 mai 1759] au sujet des changements qu\’il a jug{\'e} opportun d\’apporter {\`a} Venceslas. {\'E}tant donn{\'e} qu\’avec le passage du temps, non seulement la langue mais aussi le go{\^u}t ont chang{\'e}, l\’auteur estime qu\’\«\ [a]vec moins de talents que Rotrou\ \» il lui {\'e}tait possible de \«\ corriger son ouvrage\ \» (p.\ 117). \«\ [\…] des traits qui n\’{\'e}taient pas trop forts pour le si{\`e}cle de Rotrou [comme en particulier le caract{\`e}re excessif de Ladislas], peuvent {\^e}tre r{\'e}voltant pour le n{\^o}tre\ ; et ce qui {\'e}tait tol{\'e}r{\'e} dans l\’ancien Venceslas, e{\^u}t {\'e}t{\'e} condamn{\'e} avec raison dans Venceslas nouvellement retouch{\'e}\ \» (p.\ 129). L\’auteur pr{\'e}cise qu\’il a conserv{\'e} \«\ tous les beaux vers de Rotrou\ \» (p.\ 118) et qu\’il a imit{\'e} sa mani{\`e}re dans les vers ajout{\'e}s ou retouch{\'e}s. \«\ Le Public a t{\'e}moign{\'e} qu\’il {\'e}tait satisfait de mon travail\ \» (p.\ 117). Le d{\'e}nouement de la pi{\`e}ce de Rotrou \—\ qualifi{\'e}e pour cela de tragi-com{\'e}die et non de trag{\'e}die\ \—, entre autres archa{\"\i}smes, \«\ n\’{\'e}tait plus supportable au Th{\'e}{\^a}tre\ \» (p.\ 123), et l\’auteur explique sa d{\'e}cision de le transformer\ : \«\ Dans la vue de soutenir le caract{\`e}re de Cassandre et de punir le crime de Ladislas, autant qu\’il d{\'e}pendait de moi, j\’avais donc suppos{\'e} qu\’au moment o{\`u} elle apprenait le triomphe du meurtrier d\’Alexandre, elle se donnait la mort\ ; j\’avais t{\^a}ch{\'e} de rendre ses derni{\`e}res paroles aussi accablantes qu\’il {\'e}tait possible pour le coupable couronn{\'e}\ \» (p.\ 124). Les spectateurs, pour qui le crime {\'e}tait oubli{\'e} et dont \«\ les c{\oe}urs {\'e}taient attendris et satisfaits\ \» (idem), n\’ayant pas appr{\'e}ci{\'e} le retour intempestif de l\’h{\'e}ro{\"\i}ne, l\’auteur choisit de ne pas la faire appara{\^\i}tre {\`a} la fin de la pi{\`e}ce. L\’auteur pr{\'e}cise qu\’il a ajout{\'e} quelques beaut{\'e}s au r{\^o}le de Th{\'e}odore en la rendant un peu plus path{\'e}tique lorsqu\’elle tremble pour la vie de Ladislas\ : \«\ La pri{\`e}re de Th{\'e}odore aux pieds de Venceslas a paru touchante, et l\’Actrice l\’a fait applaudir\ \» (p.\ 126), et qu\’il a donn{\'e} au Duc davantage de g{\'e}n{\'e}rosit{\'e}\ : \«\ c\’est, je crois, le plus heureux de tous les changements que j\’ai faits {\`a} cette Pi{\`e}ce\ \» (idem).
}, language = {Fran{\c c}ais }, }