@inbook{bibcite_338, keywords = {Critique et interpr{\'e}tation}, author = {Catherine Spencer}, title = {Hermaphrodites et travestis}, year = {2005}, journal = {{\`A} Corps perdus. Th{\'e}{\^a}tre, d{\'e}sir, repr{\'e}sentation}, pages = {49-98}, publisher = {L{\textquoteright}Harmattan}, address = {Paris}, note = {
Dans ce chapitre consacr{\'e} {\`a} La C{\'e}lim{\`e}ne de Rotrou, l\’auteure revisite l\’analyse de John D.\ Lyons (\«\ The Woman as Man: C{\'e}lim{\`e}ne\ \», dans A Theatre of Disguise [1978]) {\`a} qui elle reproche de rester, \«\ sauf par {\'e}chapp{\'e}es, prisonni{\`e}re [d\’un] binarisme [ayant] partie li{\'e}e avec l\’{\'e}conomie patriarcale\ \» (p.\ 59). Palliant les d{\'e}fauts d\’une approche exclusivement psychanalytique par des consid{\'e}rations relevant des {\'e}tudes de genre, et partant du principe que\ le travesti serait une \«\ figure de l\’ind{\'e}cidable\ \» (p.\ 97), l\’auteure propose une lecture du personnage de Floridan (i. e. Florante sous un d{\'e}guisement masculin) en tant que tel/telle\ : \«\ le travesti est une syllepse qui peut se lire {\`a} la fois en termes masculins et f{\'e}minins, les uns n\’{\'e}tant pas plus plausibles, ou moins acceptables, que les autres\ \» (p.\ 76). Ce personnage ambigu a pu donner aux spectateurs du temps, \«\ et surtout aux spectatrices\ \» (p. 97), l\’id{\'e}e d\’une oscillation possible entre diff{\'e}rentes formes de d{\'e}sirs. En {\'e}vitant toute transposition hasardeuse, l\’auteure sugg{\`e}re ce que pouvait {\^e}tre \«\ l\’homo{\'e}rotisme f{\'e}minin pr{\'e}moderne\ \» (p.\ 79) tel que le laisse entrevoir l\’espace de la repr{\'e}sentation th{\'e}{\^a}trale, \«\ lieu de mobilit{\'e} et d\’invite o{\`u} a pu se d{\'e}ployer un {\'e}rotisme multiple et, en quelque sorte, ind{\'e}cis\ \» (p.\ 88) en mesure de reconqu{\'e}rir, \«\ dans l\’exc{\`e}s de la performance, une neuve visibilit{\'e}\ \» (p.\ 96).
}, language = {Fran{\c c}ais }, }