@misc{bibcite_53, keywords = {}, author = {Rafa{\"e}l Rodriguez and Jean Rotrou}, title = {Le V{\'e}ritable Saint Genest}, year = {1963}, month = {03/1963}, address = {Th{\'e}{\^a}tre de Paris, Paris}, note = {

Spectacle donn{\'e} les jeudis 28 mars, 4, 18 et 25 avril 1963 au Th{\'e}{\^a}tre de Paris, lors des soirs de rel{\^a}che de La Grande Oreille de Pierre-Aristide Br{\'e}al, com{\'e}die qui tenait la sc{\`e}ne depuis le 3 d{\'e}cembre 1962. Ce V{\'e}ritable Saint Genest, avec Pierre Debauche dans le r{\^o}le titre, avait {\'e}t{\'e} cr{\'e}{\'e} lors du Festival du jeune Th{\'e}{\^a}tre de Li{\`e}ge par le metteur en sc{\`e}ne p{\'e}ruvien Rafa{\"e}l Rodriguez.

Surprise par une mise en sc{\`e}ne audacieuse, la critique fut partag{\'e}e mais, dans l\’ensemble, favorable {\`a} l\’initiative courageuse de R. Rodriguez qui pr{\'e}senta: \«\ un spectacle fort {\'e}trange qui propose au spectateur bien des raisons de s\’irriter et bien des occasions d\’applaudir\ \» (Jacques Lemarchand, \«\ Saint Genest de Rotrou, La Farce de Vah{\'e} Katcha\ \» Le Figaro Litt{\'e}raire, 27 avril 1963, p. 18). L\’irritation soulign{\'e}e doit beaucoup moins au texte m{\^e}me de la pi{\`e}ce qu\’{\`a} une mise en sc{\`e}ne qui, selon ce journaliste, tiendrait de \«\ la provocation juv{\'e}nile et toute vaine\ \» de Rodriguez qui choisit d\’habiller les com{\'e}diens \«\ comme le sont ou l\’{\'e}taient les acteurs fran{\c c}ais qui interpr{\'e}taient les op{\'e}rettes de style Europe centrale des ann{\'e}es 1910\ \» (idem). Quoi qu\’il en soit, les nombreux comptes rendus dans la presse {\`a} l\’occasion de la reprise en plein XXe si{\`e}cle d\’une pi{\`e}ce relevant d\’un r{\'e}pertoire que l\’on commen{\c c}ait {\`a} qualifier de \“baroque\” prouvent indiscutablement l\’int{\'e}r{\^e}t du public moderne pour ce type de dramaturgie.

Voici la r{\'e}ponse que donna Rapha{\"e}l Rodriguez {\`a} un journaliste de Combat qui lui demandait ce qui l\’avait pouss{\'e} {\`a} investir cinquante mille francs dans cette trag{\'e}die peu connue: \« Cette pi{\`e}ce-l{\`a} [...] est extraordinaire, en ce sens au moins qu\’elle caract{\'e}rise {\`a} elle seule un style: le baroque, et une {\'e}poque: celle qui s\’{\'e}tend {\`a} peu pr{\`e}s, de 1580 {\`a} 1670. Elle en a l\’emphase et l\’exag{\'e}ration, le go{\^u}t de l\’horreur --qui est l{\`a} une approche sensuelle de la r{\'e}alit{\'e}-- le sens du th{\'e}{\^a}tre: illusions, contrastes, surprises, mouvements. H{\'e}las! pendant longtemps, on n\’a voulu y voir qu\’irr{\'e}gularit{\'e}, extravagance, m{\'e}diocrit{\'e}. Saint Genest loin d\’{\^e}tre une trag{\'e}die classique mal con{\c c}ue, est un chef-d\’{\oe}uvre dramatique baroque \» (cit{\'e} par E.T. Dubois, {\'e}d., Rotrou, Saint Genest, p. 47).

Pour quelques extraits de la critique inh{\'e}rente {\`a} ce spectacle, voir dans la cat{\'e}gorie Documents divers, le Recueil factice: \«\ \“Le V{\'e}ritable Saint Genest\” trag{\'e}die de Jean Rotrou\ \» [BnF: Rf. 7.040]. L\’on aura un aper{\c c}u des costumes choisis par R. Rodriguez et critiqu{\'e}s par J. Lemarchand en consultant les photos de la pi{\`e}ce reproduites par Jos{\'e} Sanchez dans son {\'e}dition de Saint Genest, (p. 137-144).

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