@inbook{bibcite_96, keywords = {Critique et interpr{\'e}tation}, author = {Ross Chambers}, title = {Saint Genest : l{\textquoteright}acteur de Dieu}, year = {1971}, journal = {La Com{\'e}die au ch{\^a}teau. Contribution {\`a} la po{\'e}tique du th{\'e}{\^a}tre}, pages = {37-46}, publisher = {Corti}, address = {Paris}, note = {

Dans cette section d\&$\#$39;un ouvrage traitant de \«\ la rencontre de l\&$\#$39;errance et de la demeure\ \» (p. 8) et r{\'e}v{\'e}lant \«\ la profonde et troublante affinit{\'e} des ch{\^a}telains et des paladins\ \» (idem), l\’auteur analyse Le V{\'e}ritable Saint Genest {\`a} partir du constat qu\’\«\ un th{\`e}me fondamental\ \» de la pi{\`e}ce serait \«\ l\’identit{\'e} du com{\'e}dien et du prince\ \» (p.\ 37).

D{\'e}finissant le th{\'e}{\^a}tre en termes de possession (I, 5), Diocl{\'e}tian \—\ et non Domitien comme il est dit tout au long de ce texte\ \— avoue {\^e}tre poss{\'e}d{\'e} par Genest de la m{\^e}me mani{\`e}re que celui-ci l\’est par les h{\'e}ros morts qu\’il est capable de ressusciter. Toutefois, ayant l\’acteur {\`a} son service, l\’empereur entend d{\'e}passer cette relation de d{\'e}pendance en utilisant Genest afin, non seulement de consolider une position de pouvoir dont il pr{\'e}tend d{\'e}tenir seul l\’initiative, mais {\'e}galement devenir par son interm{\'e}diaire \«\ Ma{\^\i}tre de mille Rois\ \» (I, 5, v.\ 244). Motiv{\'e}e par ce d{\'e}sir de puissance, la strat{\'e}gie de Diocl{\'e}tian d{\'e}roge {\`a} la glorification c{\'e}leste qu\’implique le topos du theatrum mundi auquel Genest va, malgr{\'e} lui, finalement faire don de ses talents. Rompant l\’\«\ {\'e}tonnante symbiose\ \» (p.\ 7) entre le baladin et le ch{\^a}telain que favorisait la \“com{\'e}die au ch{\^a}teau\”, quittant le service de l\’empereur de Rome pour se ranger sous le commandement de \«\ l\’Empereur des Cieux\ \» (IV, 7, v.\ 1366), Genest restaurerait une \«\ authentique hi{\'e}rarchie des valeurs et des puissances en d{\'e}non{\c c}ant le pouvoir illusoire de l\’empereur\ \» (p.\ 43). L\’acteur de dieu ne fait pourtant pas d\’{\'e}mules, et l\’ensemble des protagonistes para{\^\i}t se satisfaire de cet {\'e}change de bons proc{\'e}d{\'e}s inh{\'e}rent {\`a} la \“com{\'e}die au ch{\^a}teau\”.

Pour un autre type de relation entre Genest, le ma{\^\i}tre du th{\'e}{\^a}tre, et Diocl{\'e}tian, le ma{\^\i}tre de Rome, voir l\&$\#$39;interpr{\'e}tation de Hall Bjornstad, \«\ \“Avec confusion j\’ai vu cent fois tes feintes\”: Imperial Spectatorship in Le V{\'e}ritable Saint Genest\ \», dans Joseph Harris et Julia Prest, {\'e}d., Guilty Pleasures: Theater, Piety and Immorality in Seventeenth-Century France, Yale French Studies, 130, 2016, p.\ 65-80.

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