TY - ECHAP KW - Critique et interprétation AU - Louis Clément de Ris BT - Portraits à la plume CY - Paris LA - Français N1 -
Après une description enthousiaste du « marbre précieux » de Caffieri (p. 261-262), l’auteur défend la thèse selon laquelle « Rotrou marque d’une façon très-nette et très-originale la transition de Hardy à Corneille » (p. 265). La démonstration s’appuie malheureusement sur l’erreur de l’édition Desoer de Viollet-le-Duc, prématurément qualifiée d’ « excellente » (p. 266), qui date L’Hypocondriaque de 1618, au lieu de 1628. L’auteur suppose ainsi qu’onze années séparent la première pièce de Rotrou de la Mélite de Corneille, période au cours de laquelle Rotrou aurait fait profiter Corneille de son expérience de la scène. Une liste de similitudes entre Les Sosies et Amphitryon suggère que Rotrou n’a pas été inutile à Molière et, malgré un style jugé suranné, l’auteur affirme que Rotrou « n’en reste pas moins le rénovateur réel de notre théâtre » (p. 290).
PB - Didier PP - Paris PY - 1853 SP - 261 EP - 290 T2 - Portraits à la plume TI - Jean Rotrou ER -