TY - JOUR KW - Critique et interprétation AU - Félix Gaiffe BT - Revue Universitaire CY - Paris IS - 4 LA - Français N1 -

Après avoir jugé « assez humiliant » de ne posséder « aucune édition critique, en langue française, du Saint Genest » (p. 327), et affirmé qu’il « semble que Rotrou se sente incapable de rien tirer de sa propre imagination » (idem), l’auteur ajoute aux sources relevées par Thomas Frederick dans son édition de la pièce (Boston, 1907) le fait que Rotrou aurait très bien pu s’inspirer de « l’observation la plus directe » (p. 327) de la troupe de l’Hôtel de Bourgogne. L’éloge de Dioclétian à l’acteur Genest pourrait ainsi s’appliquer à Bellerose ou à Floridor, et le rôle de Marcelle pourrait s’inspirer de Mme Bellerose. Selon l’auteur, Rotrou emprunterait plus encore qu’on l’a dit aux Opera poetica du Père Louis Cellot parus en 1630 et parmi lesquels figure la tragédie de Sanctus Adrianus. « Quant à ce qui n’a certainement pas été emprunté au P. Cellot, il faut se garder d’en attribuer trop vite l’entière paternité à Rotrou, qui a fort bien pu s’inspirer d’autres textes, sacrés ou profanes » (p. 331). D’où le conseil salutaire de se prémunir contre « la tentation d’admirer et de vanter l’originalité de Rotrou, là où il n’est qu’un habile adaptateur » (p. 331).

PP - Paris PY - 1929 SP - 327 EP - 336 T2 - Revue Universitaire TI - Quelques notes sur les sources du Saint Genest de Rotrou VL - 38 ER -