TY - ECHAP KW - Critique et interprétation AU - François Guizot BT - Corneille et son temps. Étude littéraire CY - Paris LA - Français N1 -

Venceslas est la seule pièce échappant au jugement sévère de l’auteur, qui attribue tout de même à Rotrou « un talent fin et rare pour la peinture des passions tendres et des secrets mouvements du cœur » (p. 401). En dépit de plusieurs défauts de délicatesse relevés, Venceslas est loué pour le caractère de Ladislas : « Corneille peint l’amour combattu par le devoir ; mais on n’avait pas encore vu l’amour combattu par lui-même, tourmenté de sa propre violence » (p. 391). Selon l’auteur, « Rotrou, depuis longtemps auteur dramatique sans inspiration, se montra poète après avoir entendu Corneille » (p. 365), et fut « constamment plus heureux dans ses imitations que dans ses pièces originales » (p. 380). Saint Genest « n’a rien de remarquable, surtout paraissant plusieurs années après Polyeucte » (p. 371) ; une scène de Laure persécutée (IV, 2), « en la purgeant de quelques fautes de goût, ne déparerait pas des chefs-d’œuvre plus parfaits » (p. 396) ; Bélisaire, « drame d’invention [...] est peut-être au nombre de ses plus mauvais ouvrages » (p. 386).

PB - Didier et Cie, coll. « Librairie Académique » PP - Paris PY - 1813 RP - 1880 SP - 363 EP - 405 T2 - Corneille et son temps. Étude littéraire TI - Rotrou (Jean) (1609-1650) ER -