TY - ECHAP KW - Critique et interprétation AU - R. Knight AU - Will Moore AU - Enid Starkie AU - Rhoda Sutherland BT - The French Mind: Studies in Honor of Gustave Rudler CY - Oxford LA - Anglais N1 -

Selon l’auteur, la comparaison de ces deux pièces est intéressante en ce qu’elle éclairerait les deux conceptions antithétiques de la tragédie. Alors que Cosroès, en tant que « tragédie-action of the new “classical” type » (p. 53), met en scène Syroès, un héros malheureux, pusillanime et caractérisé par une faiblesse morale, le personnage éponyme de Nicomède renoue avec les premiers héros de Corneille : déterminés et résolus. Si Syroès, « the unwilling, the remorseful, and the irresolute » (p. 58), n’a pas la force de prendre de décision et s’il s’avère « an object of pity » (p. 53), Nicomède qui, selon Corneille dans son Examen de la pièce, « ne cherche point à faire pitié par l’excès de ses infortunes », doit au contraire susciter « l’admiration dans l’âme du spectateur ». Toutefois, si Nicomède peut être perçu comme « a sort of Cid of maturer years » (p. 59), l’auteur remarque que, contrairement à Syroès, il n’agit pas et se contente d’attendre des autres la solution à ses problèmes. Pour une interprétation différente de la tragédie, voir Donald Stone, « Tragedy in Cosroès », Modern Language Review, 64, 2, 1969, p. 295-300 ; et, pour un complément d’analyse, je renvoie surtout à l’article de F. K. Dawson, « Cosroès », Nottingham French Studies, 13, 1, 1974, p. 3-11 ; William O. Goode, « Nature and Fortune: A Tragic Dislocation of Values in Rotrou’s Cosroès », Papers on French Seventeenth-Century Literature, 13, 25, 1986, p. 93-112 ; ainsi qu’aux introductions de Jacques Scherer et de Christian Delmas pour leurs éditions respectives de la pièce.

PB - Clarendon Press PP - Oxford PY - 1952 SP - 53 EP - 69 T2 - The French Mind: Studies in Honor of Gustave Rudler TI - Cosroès and Nicomède ER -