TY - ECHAP KW - Critique et interprétation AU - Gustave Lanson BT - Esquisse d’une histoire de la tragédie française CY - Paris LA - Français N1 -
Dans ces brefs résumés de cours professés à Columbia University en 1916-1917, l’auteur distribue bons points et cartons rouges aux auteurs considérés. De la génération des dramaturges qui succèdent à Hardy et à Schélandre, seul Rotrou, dont la « vie ne ressemble pas à son théâtre » aurait « une valeur supérieure » (p. 60). Après avoir indiqué les principales sources d’intérêt romanesque que ces dramaturges exploitèrent activement et « sans scrupule » (p. 58), l’auteur attribue à Rotrou le probable mérite d’avoir découvert la comedia espagnole qu’il a « exploité[e] le premier avec suite » (p. 59). Alors que l’auteur concède à du Ryer « [s]on mérite scénique » (p. 59), mais souligne « sa médiocrité littéraire » (idem), et qu’il attribue à Scudéry une « [m]édiocrité artistique » et une « [i]magination surabondante » (idem), Rotrou est jugé beaucoup moins sévèrement. Outre le relevé du romanesque des sujets ; de l’extravagance des aventures ; de l’insouciance des préparations morales des protagonistes et leur extrême versatilité ; des quiproquos et des déguisements ; des sentiments pittoresques, dont en particulier les sentiments amoureux, l’auteur relève le « Caractère shakespearien de l’imagination de Rotrou » (p. 62) et remarque également que « Rotrou est poète » (p. 61) : le dramaturge drouais serait sensible aux beautés de la nature, au décor, à l’intensité des passions.
PB - Honoré Champion PP - Paris PY - 1920 RP - 1954 SP - 58 EP - 62 T2 - Esquisse d’une histoire de la tragédie française TI - La tragi-comédie de Rotrou ER -