TY - JOUR KW - Critique et interprétation AU - Raymond Lebègue BT - Glanes DA - 01/1950 LA - Français N1 -
Reprenant plusieurs éléments de son « Rotrou dramaturge baroque », l’auteur remarque que Rotrou n’est plus joué, qu’il n’est qu’un nom dans les manuels de littérature, « pourtant ce fut le mieux doué parmi les rivaux de Corneille » (p. 63). Produisant « trop rapidement pour approfondir l’étude des caractères » (p. 65), Rotrou privilégie l’intrigue dans laquelle « le hasard règne en maître » (idem) sur une action généralement complexe et exhibant les jeux de l’amour et la virulence des passions. Non dénué de défauts et de négligences, son style riche en concetti, métaphores, antithèses et images « est le plus remarquable exemple de style baroque dans le théâtre français » (p. 67). Évoluant prétendument du baroque vers le “classicisme”, sa dernière tragédie, Cosroès, serait une pièce classique, dont se souviendra Corneille dans Nicomède. « Pour tout dire en un mot, aucun dramaturge français de la première moitié du XVIIe siècle n’a été plus poète que lui » (p. 69). Sur le rapport entre Cosroès et la pièce de Corneille, voir R. C. Knight, « Cosroès and Nicomède » dans Will Moore et alii, éd., The French Mind: Studies in Honor of Gustave Rudler. Oxford, Clarendon Press, 1952. P. 53-69.
PY - 1950 SP - 63 EP - 69 T2 - Glanes TI - Jean Rotrou VL - 15 et 16 ER -