TY - THES KW - Thèses et Mémoires non publiés AU - Lauriane Mouraret-Maisonneuve AB -
Résumé de l'autrice:
Grâce à l’exploration détaillée de la langue employée par Théophile de Viau, Rotrou, Corneille et Racine dans leurs tragédies, cette réflexion sur le dialogue confronte les résultats de l’approche proprement linguistique (syntaxe, pragmatique, sémantique...) et ceux de l’analyse rhétorique. La thèse s’attache à montrer comment le passage brutal au tutoiement (ou à l’inverse au vouvoiement) peut soutenir l’effet de sublime (au sens de Longin, redécouvert par Boileau), comment tel usage de l’apposition nominale (notamment en position frontale) peut soutenir l’effet pathétique d’une réplique ou d’un extrait (on parcourt à ce sujet toute la gamme des pathè décrits par Aristote) ou consolider l’image de soi (ethos) que l’on souhaite imposer par le discours. L'autrice vise à démontrer à quel point les constructions interlocutives portent l’action tragique aussi bien que les enjeux oratoires du dialogue. Cette vaste enquête, fondée tant sur le savoir linguistique le plus précis que sur l’approche philologique de la rhétorique développée par l’équipe RARE, permet une réflexion d’ordre épistémologique : il y a là matière à questionner les rapports entre stylistique et rhétorique, disciplines tantôt conçues comme antagonistes (par exemple chez Spitzer), tantôt comme complémentaires. Certains termes (l’emphase, l’apostrophe) recouvrent aussi bien des notions rhétoriques que des réalités syntaxiques : il semble donc important de repérer d’éventuels transferts, pas toujours linéaires ou unidirectionnels, de décrire les effets de discordance ou, au contraire, de superposition entre ces disciplines.
CY - U. Grenoble Alpes LA - Français M3 - Thèse N1 -Thèse dirigée par M. Stéphane Macé, soutenue le 7 décembre 2020
N2 -Résumé de l'autrice:
Grâce à l’exploration détaillée de la langue employée par Théophile de Viau, Rotrou, Corneille et Racine dans leurs tragédies, cette réflexion sur le dialogue confronte les résultats de l’approche proprement linguistique (syntaxe, pragmatique, sémantique...) et ceux de l’analyse rhétorique. La thèse s’attache à montrer comment le passage brutal au tutoiement (ou à l’inverse au vouvoiement) peut soutenir l’effet de sublime (au sens de Longin, redécouvert par Boileau), comment tel usage de l’apposition nominale (notamment en position frontale) peut soutenir l’effet pathétique d’une réplique ou d’un extrait (on parcourt à ce sujet toute la gamme des pathè décrits par Aristote) ou consolider l’image de soi (ethos) que l’on souhaite imposer par le discours. L'autrice vise à démontrer à quel point les constructions interlocutives portent l’action tragique aussi bien que les enjeux oratoires du dialogue. Cette vaste enquête, fondée tant sur le savoir linguistique le plus précis que sur l’approche philologique de la rhétorique développée par l’équipe RARE, permet une réflexion d’ordre épistémologique : il y a là matière à questionner les rapports entre stylistique et rhétorique, disciplines tantôt conçues comme antagonistes (par exemple chez Spitzer), tantôt comme complémentaires. Certains termes (l’emphase, l’apostrophe) recouvrent aussi bien des notions rhétoriques que des réalités syntaxiques : il semble donc important de repérer d’éventuels transferts, pas toujours linéaires ou unidirectionnels, de décrire les effets de discordance ou, au contraire, de superposition entre ces disciplines.
PP - U. Grenoble Alpes PY - 2020 TI - Interlocution et style tragique à l'âge classique : Théophile de Viau, Rotrou, Corneille et Racine ER -