“Des nœuds que l’amour ne rompt point”? Sisters and Friendship in Seventeenth-Century French Tragedy and Tragi-comedy
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
2008
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| Author | |
| Journal |
Papers on French Seventeenth-Century Literature
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| Vol. |
35
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| Number |
69
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| Pagination |
603-624
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| Language |
Anglais
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| Publisher |
Gunter Narr Verlag
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| Place Published |
Tübingen, Allemagne
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| Keywords | |
| Notes |
S’inscrivant dans une étude visant à contester l’idée que l’amitié féminine serait sous-représentée dans la littérature, les réflexions sur l’Antigone de Rotrou (1639) (p. 613-619) voisinent avec des considérations sur la tragédie de Thomas Corneille, Ariane (1672), et sur les tragi-comédies de Pierre Du Ryer, Bérénice (1645) et de Claude Boyer, La Sœur généreuse (1647). Mettant en scène deux personnages manifestant « an unparalled blood union of sisterhood, united in their incestuous origins » (p. 614), la tragédie de Rotrou ménage deux importants face-à-face entre Antigone et Ismène. L’unité initiale des deux sœurs au début de leur première confrontation (III, 5) fait progressivement place à une opposition qui ira en s’amplifiant dans la suite de la pièce. Toutefois, plutôt que la dichotomie traditionnelle entre des valeurs masculines qu’incarnerait Antigone et des valeurs féminines représentées par Ismène, l’auteur estime que le contraste entre les deux jeunes filles s’inscrit dans le schéma de la tragédie du temps opposant un « heroism which revels in confronting death and a pragmatism which values life » (p. 616). Cette hypothèse est pourtant nuancée à la lumière de la seconde rencontre (IV, 4) et des dernières scènes de la tragédie qui font douter l’auteur quant à l’authenticité du pragmatisme d’Ismène : « Rotrou’s Ismène seems, in fact, rather ambiguous. Is her initial pragmatism merely a feint? Is she in fact cowardly througout? » (p. 618). L’auteur ne se prononce pas et se borne à dire que la tragédie s’achève sur une « heroic and disparaging Antigone, and a pusillanimous and tearful Ismène » (idem). Quant à Antigone, elle trouve dans le personnage d’Argie un double d’elle-même qui non seulement lui procure un soutien que lui refuse Ismène, mais offre également « a moving exemple of closeness and affection between women » (p. 619). S’il est fort vraisemblable que les études de genre apporteraient beaucoup à la connaissance de la dramaturgie rotrouesque, il est à parier qu’une étude des rapports féminins dans ce même théâtre serait éminemment opportune. C’est en tout cas ce que laisse présager le présent article. |
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