Jean de Rotrou, Les Sosies (1637)
| Reference Type | Book Chapter |
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| Year |
2010
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| Author | |
| Book Title |
Amphitryon ou la question de l’Autre. Variations sur un thème de Plaute à Peter Hacks
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| Language |
Français
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| Pagination |
65-76
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| Publisher |
Presses de l’U. de Saint-Étienne, coll. « Voix d’ailleurs » — Études comparées
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| City |
Saint-Étienne
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| Keywords | |
| Notes |
Après avoir affirmé que, « malgré sa forme versifiée en alexandrins quelque peu guindés et souvent bavards » (p. 68), la comédie de Rotrou « met l’accent sur l’aspect comique et les potentialités drolatiques des quiproquos » (p. 68), les auteurs soulignent deux modifications formelles apportées par Rotrou, qui « ne cherche guère à innover » (p. 69), à la comédie de Plaute. La première modification est le remplacement des figures secondaires de Bromia et de Thessalia par le personnage de Céphalie dont « certains dialogues qu’elle a avec Alcmène ne sont pas sans intérêt » (idem) ; la seconde est le long prologue où Junon, renouant avec « un motif très répandu dans le monde des mythes » (idem), manifeste la crainte de se voir dépossédée de ses pouvoirs par un être à venir et, d’autre part, se rapproche d’Alcmène : « toutes deux sont trompées par Jupiter, soit comme mari, soit comme amant » (idem). Sur le plan idéologique, Rotrou aurait apporté « une touche moderne à l’intrigue » (p. 70) en oblitérant la dimension métaphysique de la pièce au profit « d’une sécularisation très nette » (p. 70) dans laquelle les dieux ressemblent étrangement aux puissants de ce monde. Enfin, même s’il a entrevu les possibilités sérieuses — pour ne pas dire avec Ariane Ferry « presque tragique[s] et sombre[s] » (« Amphitryon en ses avatars », Thèse de doctorat non publiée, U. de Rouen, 2002, p. 194) — inhérentes à la problématique d’une identité devenue incertaine, Rotrou a traité, comme chez Molière à qui il ouvre la voie, le dédoublement identitaire comme « un motif de comédie proche de la farce » (p. 70). Nonobstant, la comédie de Rotrou mérite de sortir « de l’ombre de celle de Molière » (p. 76) et consiste en « une intéressante mise en scène de la dialectique entre réalité et illusion » (idem). À noter que la référence à Jacques Voisine supputant une influence de Thomas Heywood, Silver Age, sur Rotrou (note 2, p. 68) ne se trouve pas dans l’ouvrage évoqué de Jacques Voisine mais, avec la suite de la note, provient verbatim d’un article non cité de Jacques Body, « Pour Alcmène », Revue de Littérature comparée, 301, 1, 2002, p. 29. À propos des sources de Rotrou pour ses Sosies, on consultera avec profit l’article non cité de Jacques Voisine, « Une rencontre de Rotrou avec le théâtre des Pays-Bas », De Nieuwetaalgids, WA-P. Smitt-Nummer, 1968, p. 73-80 et, surtout, les réflexions d’Hélène Visentin : « La fabrique de l’œuvre », dans l’introduction de son édition de la pièce dans Rotrou, Théâtre complet, vol. 8, p. 285-316. |
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