Challenges to Royal Authority in French Classical Comedy
| Reference Type | Journal Article |
|---|---|
| Year |
1999
|
| Author | |
| Journal |
Seventeenth-Century French Studies
|
| Vol. |
21
|
| Pagination |
85-90
|
| Language |
Anglais
|
| Publisher |
Taylor and Francis
|
| Place Published |
Abingdon, Royaume-Uni
|
| Keywords | |
| Notes |
À l’exception de quelques comédies inspirées du théâtre espagnol ou contenant un spectacle, le genre comique, à une époque où s’affirme l’absolutisme, évite de mettre en scène des souverains et de choisir la cour comme lieu de l’action. Les défis à l’autorité royale se bornent à essayer de tromper le souverain afin d’en tirer un avantage personnel, ils s’avèrent plus amusants que sinistres, et sont finalement punis. Quatre pièces illustrent cela : La Bague de l’oubli de Rotrou (1629) ; Les Amants magnifiques de Molière (1670) ; Le Favori de Marie-Catherine Desjardins, i. e. Mme de Villedieu (1665) ; et Le Mari sans femme d’Antoine Montfleury (1663). C’est La Bague de l’oubli, « one of the first genuine comedies of the century » (p. 86), qui présente la plus grande menace pour le roi Alfonse de Sicile : les conspirateurs (Léonor et son amant Léandre) envisagent de s’emparer de son pouvoir à l’aide d’une bague magique mais, au lieu de supprimer le roi, se contentent d’en faire un simple pantin. L’auteur remarque que c’est lorsque le monarque se trouve sous les effets de la bague qu’il apparaît moralement supérieur à ce qu’il est d’habitude : « The normal Alfonse is ruthless, cynical, unjust and hypocritical, whereas his abnormal self is just, honourable and contemplative, though weak and diffident » (p. 86). Lorsque Alfonse recouvre finalement ses esprits, « he manages to combine the best qualities from his two personnalities, adding justice to kindness to forcefulness and clerness » (idem). La rébellion contre l’autorité royale profite donc à celle-ci : l’institution monarchique se trouve renforcée et le roi est guéri de ses vices de jeunesse (la luxure et la cruauté). L’auteur estime que Rotrou défend l’institution monarchique en montrant que même les mauvais rois peuvent se racheter et, ce faisant, il s’affranchit des implications subversives que peut receler sa comédie. « The edifying ending and the dedication of the play to King Louis XIII might well indicate that Rotrou already held hopes for a position at court » (p. 87). Dans les comédies qui mettent en scène un spectacle, le fait que c’est le roi qui en est l’organisateur suggère « the mutual dependency in real life between absolutists rulers and their artists » (p. 90). Lorsque le théâtre se trouvera sous les foudres de l’Église, l’auteur remarque que les dramaturges se montreront encore plus empressés d’exalter l’idéologie en mesure de les protéger. |
| Download citation |