De la jalousie dans le théâtre français du XVIIe siècle. Rotrou et Corneille

Reference Type Book Chapter
Year
1874
Author
Book Title
Cours de littérature dramatique, ou De l’usage des passions dans le drame
Vol.
5
Number of Volumes
5
Chapter
80
Date of Publication
01/1849
Language
Français
Pagination
340-373
Publisher
Charpentier
City
Paris
Keywords
Notes

Même si l’Isabelle des Occasions perdues fait penser à l’Atalide de Bajazet, si la Salmacis de L’Heureux Naufrage « précède Phèdre dans sa douleur et ses emportements » (p. 350) et si, « pour une scène ou deux », l’Orantée de Laure persécutée « mériterait d’être le type de la jalousie des jeunes amants » (p. 356), Rotrou ne ferait qu’esquisser un tableau de la jalousie qu’il appartiendra à ses successeurs de développer. Alors que Rotrou aurait été un précurseur de l’amour jaloux sous sa forme tragique, Corneille, avec Mélite et La Galerie du palais, l’aurait été sous sa forme comique. Comme le précise l’auteur dans le chapitre suivant, « ce qui manque à ce théâtre, c’est le jaloux, c’est-à-dire un personnage qui représente cette passion, comme l’Alceste de Molière, le Mithridate, l’Hermione ou la Roxane de Racine » (p. 374-375). Les jaloux de Rotrou seraient jaloux par accident et non par caractère : « Il suffit d’un mot pour les inquiéter et d’un mot pour les calmer » (p. 375).

Download citation