La comédie de la grâce : sur quatre pièces de 1645
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
1990
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| Author | |
| Journal |
Papers on French Seventeenth-Century Literature
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| Vol. |
17
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| Number |
33
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| Pagination |
451-464
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| Language |
Français
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| Publisher |
Gunter Narr Verlag
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| Place Published |
Tübingen, Allemagne
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| Keywords | |
| Notes |
Dans une perspective chrétienne, l’auteur étudie quatre textes dramatiques des années 1645 : L’Illustre Comédien […] de Desfontaines, Le Véritable Saint Genest de Rotrou, Théodore de Corneille et Les Songes des hommes éveillés de Brosse. Persuadé que « Rotrou devint à la fin de sa vie très dévot » (p. 452) et du fait que, pour le martyre d’Adrian, Rotrou s’inspire du Sanctus Adrianus du père jésuite Cellot, l’auteur affirme que Le Véritable Saint Genest « est d’abord l’expression du catholicisme triomphant de la Contre Réforme » (idem). Le sujet de la tragédie de Rotrou — où “miracle” rime avec “spectacle” (III, 1, v. 671-672) et où l’un ne semble pas aller sans l’autre — serait la « volonté de transcendance et de transfiguration de la mort, [...] l’exaltation lyrique, et folle, du désir d’une identité fondée sur l’infinie durée d’une vie éternelle » (p. 453). Ainsi, Saint Genest serait « “baroque” par l’expression d’un sentiment intense de l’illusion, et “classique” par l’expression d’un désir chrétien de durée et d’unité » (idem). De même que pour les autres pièces étudiées où « le lien entre la feinte et le salut est souligné et même encouragé » (p. 456), ce serait grâce à l’intervention divine que « la diabolique feinte du théâtre (p. 460) se ferait « truchement du surnaturel » (p. 462) et se transformerait en école de vertu dans laquelle l’acteur deviendrait un « sauveur d’âmes » (idem). Jalouse de ses prérogatives, l’Église ne tardera cependant pas à dénoncer le rapprochement entre spectacle et miracle. |
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