Chapelain et Rotrou. Le plan inédit de La Diane
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
1971
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| Author | |
| Journal |
Revue d’Histoire Littéraire de la France
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| No. |
4
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| Pagination |
662-676
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| Language |
Français
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| Publisher |
Presses Universitaires de France
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| Place Published |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
La découverte d’une copie « médiocre, exécutée par un scribe singulièrement inattentif » (p. 662) d’un manuscrit contenu dans le cinquième tome des Recueils Conrart conservés à la Bibliothèque de l’Arsenal (ms. 5414, p. 1023-1031) permet à l’auteur d’identifier La Diane de Rotrou comme étant la comédie pour laquelle Chapelain avait, comme celui-ci l’écrit à Balzac le 17 février 1633, fourni « l’invention et [...] la disposition », c’est-à-dire, dans l’acception rhétorique de ces termes, le canevas. Invention ne signifiant pas création, l’invention dont fait état Chapelain convient à l’adaptation à la scène française d’une pièce étrangère : La Villana de Xetafe de Lope de Vega (1620) dont s’inspire La Diane de Rotrou, représentée à l’Hôtel de Bourgogne vers la fin de l’année 1632 ou au début de 1633. Ce serait le Comte de Fiesque, commanditaire de la comédie comme l’écrit Rotrou dans son Épître dédicatoire, qui aurait présenté le jeune dramaturge drouais à Chapelain. Selon cette Épître dédicatoire, la comédie aurait été approuvée par un « grand homme », probablement Chapelain, ainsi que par des « divins esprits » que l’auteur estime être « les membres de la future Académie, avec à leur tête, son premier secrétaire perpétuel, Valentin Conrart » (p. 667). Si tel est le cas, il est somme toute logique que le plan de La Diane, ou une copie de ce plan, composé par Chapelain se soit retrouvé dans les papiers de Conrart : « Bien mieux, la seule présence de ce manuscrit dans le recueil Conrart nous paraît être un indice de plus pour l’attribuer à Chapelain. On sait que celui-ci avait conserve l’original, on sait aussi qu’il proposait à Balzac de lui en faire avoir une copie. N’aurait-il pu en faire exécuter une autre pour Conrart ? » (p. 667). Après un tableau des concordances entre le Plan et La Diane (p. 668) où il appert que le découpage des scènes opéré par Rotrou « tend à se rapprocher du principe formulé plus tard par les théoriciens de la dramaturgie classique » (idem), l’auteur donne une transcription de ce manuscrit (p. 669-676). |
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