Jean Rotrou
| Reference Type | Book Chapter |
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| Year |
2006
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| Author | |
| Book Title |
Le Théâtre français de l’âge classique. I. Le premier XVIIe siècle
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| Series Volume |
16
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| Language |
Français
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| Pagination |
499-532
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| Publisher |
Honoré Champion, coll. « Dictionnaires & Références »
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| City |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
Deux dramaturges occupent une place privilégiée dans cette savante fresque faisant suite à un Théâtre français de la Renaissance (Champion, 2002) et précédant neuf autres volumes consacrés au théâtre jusqu’à l’an 2000 : « Alexandre Hardy » (p. 111-129) et « Jean Rotrou » (p. 499-532). Alors que dans le domaine de la comédie Rotrou « tâtonne, regarde en arrière, résiste mal à la tentation des autres genres » (p. 507), ses tragi-comédies présumées « providentielles » (p. 512) dégageraient « une philosophie, car le dramaturge croit visiblement à une transcendance » (p. 512). Comme le suggérait déjà Jacques Morel, dont s’inspire beaucoup l’auteur, toute l’ambiguïté et l’illusion « se dissipent à la lumière de certitudes enfin acquises » (p. 532). C’est parmi les tragédies que se trouveraient les « plus purs chefs-d’œuvre » (p. 512) de cet « homme pieux » (p. 500). Il se pourrait toutefois que la « vérité morale ou métaphysique » que l’auteur octroie au finale des tragi-comédies (p. 532) ne soit qu’un artifice idéologiquement correct pour mettre un terme à une série d’épisodes rocambolesques où constamment s’affirme la maîtrise d’un individu-metteur en scène. S’il ne fait aucun doute, comme il est réaffirmé ici, que Rotrou est « emblématique de l’esthétique théâtrale baroque » (p. 499), c’est moins, je pense, grâce à la thématique de son théâtre qu’à la profonde résonance que celui-ci entretient avec la vision moderniste d’un monde qui échappe progressivement à tout principe d’auctoritas hétérogène et dont la mise en scène échoit à un individu souverain et autotélique. |
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