Notes critiques et biographiques sur Rotrou
| Reference Type | Book |
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| Year |
1882
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| Author | |
| Language |
Français
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| Publisher |
Léopold Cerf
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| City |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
Opuscule de 44 pages provenant de notes de cours sur la biographie et les ouvrages de Rotrou, et illustré d’un portrait à l’eau-forte du dramaturge par Adolphe Lalauze (entre les p. 6 et 7). Dans la foulée de l’Académie-Française, qui avait proposé l’éloge du dramaturge drouais comme sujet du prix d’éloquence à décerner en août 1882, « l’auteur de cette brochure désire s’inscrire et prendre date » (p. 6). Après avoir débarrassé la biographie de Rotrou de la plupart de ses anecdotes, dont en particulier ses présumés lettres autographes (p. 14) et la fameuse légende des fagots (p. 16-17), et signifié que « tout ce qui a été écrit sur la vie de Rotrou en dehors de Le Clerc et de dom Liron n’a aucune valeur historique » (p. 11-12), l’auteur indique « L’origine des tragédies de Venceslas, de Saint Genest et de Cosroès » (p. 18-32). Pour cette « sublime trilogie » (p. 18), l’auteur rappelle que c’est la pièce de Francisco de Rojas, No hay ser Padre siendo Rey, qui a été le modèle de Venceslas ; que le sujet de Cosroès se trouve dans les Annales ecclésiastiques de Baronius (Anno Christi 627, t. XI, p. 226), où Corneille avait pris sa tragédie d’Héraclius ; quant à Saint Genest, si un mystère du Moyen Âge a pu donner à Rotrou l’idée de sa tragédie, il ne lui en a pas fourni le sujet. Celui-ci, révèle l’auteur, provient du 3e acte du Fingido Verdadero de Lope de Vega. Avant de publier la traduction de la comedia espagnole, l’auteur en donne ici un synopsis. Après avoir souligné les liens que le romanesque de plusieurs pièces de Rotrou, en particulier les déguisements, entretiennent avec la réalité (p. 33-35), l’auteur évoque les représentations de quelques pièces, dont Cosroès, qui « ne survécut pas aux corrections qu’on lui fit subir » (p. 40) et disparut de la scène en 1704. Cette « admirable pièce » (p. 40) mériterait pourtant « de reparaître sur l’affiche, entre Rodogune et Britannicus » (idem). Il faudra attendre avril 1996 pour que Cosroès renoue avec les planches grâce à la mise en scène Jean-Marie Villégier au théâtre de l’Athénée, à Paris. Enfin, après avoir signalé quelques textes poétiques du dramaturge drouais, l’auteur explique que si Rotrou n’a jamais fait partie de l’Académie-Française, ce n’est pas à cause de sa résidence non parisienne, mais du fait que la docte assemblée, après le refus qu’elle essuya de la part d’Arnaud d’Andilly de l’honneur de se joindre à elle, aurait décidé d’attendre désormais que ses futurs membres viennent la solliciter. La mort aurait ainsi empêché Rotrou de venir quémander l’honneur d’un siège. (Compte rendu de Philippe Tamizey de Larroque, Revue des Questions Historiques, 1883, p. 342-344) |
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