Cervantes and the Domestication of Romance in Seventeenth-Century French Theater: Jean Rotrou’s “Les Deux Pucelles, tragi-comédie”
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
2015
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| Author | |
| Journal |
Republic of Letters
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| Vol. |
4
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| No. |
2
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| Pagination |
15 pages
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| Language |
Anglais
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| Publisher |
Stanford University
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| Place Published |
Stanford, Californie
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| Keywords | |
| Notes |
Lorsqu’ils trouvent une inspiration outre-Pyrénées, notamment chez Lope de Vega ou chez Cervantès, les dramaturges français contemporains de Rotrou ne se contenteraient pas d’adapter leurs modèles à l’attente de leur public, ils rechercheraient une alternative viable aux théories dramatiques que commençaient alors à élaborer les sectateurs de la Poétique d’Aristote. Ainsi, dans Les Deux Pucelles, Rotrou prouverait qu’une pièce des plus extravagantes est en mesure de satisfaire à la bienséance ainsi qu’à une certaine forme de vraisemblance. En effet, on pourrait dire qu’en se désignant comme théâtre, la pièce est en mesure de faire l’économie de la vraisemblance étant donné que la représentation n’a plus à se soucier de faire illusion. En mettant l’accent sur les rouages de l’illusion dramatique à travers le recours fréquent à la métathéâtralité et à l’ironie, Rotrou subvertirait dans cette tragi-comédie romanesque les principes du “classicisme” en voie d’élaboration. À leur place, il offrirait « a critical dramaturgy achieved by combining Lopean exuberance with Cervantine irony » (p. 15). Lors de la rédaction de cet article, l’édition critique de la tragi-comédie procurée par Noémie Courtès (G. Forestier, dir., Rotrou, Théâtre complet, vol. 11, 2014) n’avait probablement pas encore paru et l’autrice a recours à l’édition originale de Les Deux Pucelles (A. de Sommaville et T. Quinet, 1639). Toutefois, la perspective intéressante proposée aurait certainement gagné à intégrer les réflexions de Catherine Dumas. « Cervantès adapté par Hardy et Rotrou. Cornélie, La Force du Sang, Les Deux Pucelles », dans Frank Greiner et Catherine Douzou, éd., Le Roman mis en scène, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 99-117 ; et, en ce qui concerne tout particulièrement “l’allégorie théâtrale” dans Les Deux Pucelles, les remarques de François Lasserre, « Inspirations de Rotrou et conversion de St Genest », Méthode !, 13, 2007, 145-152, ainsi que, pour la métathéâtralité rotrouesque en général, les analyses de Georges Forester, « Ironie et déguisement chez Rotrou : une richesse de moyens exemplaire », Papers on French Seventeenth-Century Literature, 9, 17, 1982, p. 553-570 et de Jean-Claude Vuillemin, « Théâtres, distances et vérités », dans Marlies Kronegger et Jean-Claude Vuillemin, éd., Esthétique baroque et imagination créatrice, Tübingen, Gunter Narr Verlag, 1998, p. 229-244. |
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