Ruse ou charme ? Des usages du chant dans le déguisement d’identité sur la scène française au milieu du XVIIe siècle
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
2012
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| Author | |
| Journal |
La ruse en scène. Poétiques et politiques de la tromperie au théâtre (XVIe- XVIIIe siècles) : Comparatismes en Sorbonne
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| Vol. |
3
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| Pagination |
1-10
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| Language |
Français
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| Publisher |
Centre de Recherche en Littérature Comparée de l’Université Paris-Sorbonne
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| Place Published |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
En mesure de valider le travestissement scénique aux XVIe et XVIIe siècles, le déguisement vestimentaire ne semble pas nécessiter la modification de la voix du comédien ou de la comédienne afin de sacrifier à la vraisemblance du rôle endossé. Emblématiques de cet état de fait, l’Agésilan de Colchos de Rotrou (1637) et L’Amante ennemie de Sallebray (1642) ne se contentent pas de faire parler des personnages travestis : Agésilan en Daraïde et Claironde en Floridan, elles les font aussi chanter. Après avoir envisagé, et rejeté, quelques possibilités susceptibles de satisfaire la vraisemblance de la chose : transformation vocale ; rôle tenu par un comédien du même sexe que celui du travesti à interpréter ; passages chantés assumés par un comédien(ne) dissimulé(e), l’auteure suggère de distinguer la fonction du déguisement de celle du chant. Réputée « belle » et « sans pareille » (Agésilan de Colchos, II, 3), la “vraie” voix du personnage qui se travestit serait « un élément qui facilite la ruse plutôt qu’un élément de la ruse elle-même » (p. 6). Si les personnages victimes du travestissement ne semblent rien remarquer d’anormal c’est qu’ils seraient « “charmés” par le plaisir » (idem) d’entendre cette voix. La voix « ne transforme pas la vérité, elle la suspend ; elle ne trompe pas, elle “charme”, c’est-à-dire séduit, envoûte, endort la vigilance » (p. 9). |
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