The Woman as Man: Célimène
| Reference Type | Book Chapter |
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| Year |
1978
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| Author | |
| Book Title |
A Theatre of Disguise. Studies of French Baroque Drama (1630-1660)
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| Language |
Anglais
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| Pagination |
21-60
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| Publisher |
French Literature Publications Company
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| City |
Columbia, Caroline du Sud
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| Keywords | |
| Notes |
Emblématique de nombreuses pièces où une femme endosse un déguisement masculin, La Célimène met en scène une situation où « [t]he male declines to passive spectator position and the female rises to a position dominating the erotic potential » (p. 49). L’auteur suggère toutefois que le déguisement de Florante en Floridan, consécutif à l’affirmation de Filandre selon laquelle « Vénus sous [ses] habits » ne toucherait pas l’insensible Célimène, représenterait une extension améliorée de sa propre identité : « to the extant that Floridan is the creation of Filandre’s wishes, one might almost say that in Floridan Filandre is joined to himself, to a fuller, more beautiful, and more successful version of himself » (p. 41). En tant que « motivator and spectator » (p. 33) du transvestissement de Florante, Filandre parviendrait, en cédant le rôle érotique actif à Floridan, à conquérir tous les personnages de la comédie, « a conquest all the more remarkable in that he himself is neither disguised nor seducer » (p. 39). C’est par l’intermédiaire du déguisement dont il est l’instigateur que Filandre, en renonçant momentanément à ses prérogatives masculines, possède symboliquement toutes les femmes séduites par Florante-Floridan. L’auteur propose de lire la pièce dans le cadre d’une crise identitaire enregistrant le déclin des valeurs nobilières traditionnelles et l’émergence de la préciosité et d’une société de cour promouvant de nouveaux codes de comportement « somewhat feminine, and certainly more passive than the talents required of an independent feudal nobility » (p. 55). Grâce à Filandre, le spectateur masculin de La Célimène « could have, in fantasy, both the old power of the warrior and that of the woman and courtier » (p. 56). Pour la perspective d’une spectatrice sur cette même pièce, voir Catherine Spencer, « Hermaphrodites et travestis », dans À Corps perdus. Théâtre, désir, représentation. Paris, L’Harmattan, 2005. P. 49-98. Une version préliminaire de ce chapitre a été publiée sous le titre «Rotrou’s Célimène: The Working of a Baroque Disguise», Neophilologus, 60, 1, 1976, p. 31-43. |
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