Les criminels de Rotrou
| Reference Type | Book Chapter |
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| Year |
1991
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| Author | |
| Book Title |
Agréables mensonges. Essais sur le théâtre français du XVIIe siècle
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| Language |
Français
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| Pagination |
165-178
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| Publisher |
Klincksieck
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| City |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
Alors que la doctrine aristotélicienne tend à refuser au héros tragique la qualité entière de criminel, le héros rotrouesque « assume pleinement son crime » (p. 166) et, n’invoquant aucune circonstances atténuantes, « assimile l’erreur à la faute » (idem). À l’erreur, Rotrou préfère d’ailleurs un aveuglement (folie, passion amoureuse ou cupidité politique) qui pousse les héros dans la voie du crime. Ressentant cet aveuglement à la fois comme une force extérieure et faisant également partie d’eux-mêmes, les héros ne peuvent donc pas le « renier sans mutiler leur propre personnalité » (p. 168). D’où une admiration présumée de Rotrou pour certains de ses personnages criminels (Hermante, Syra) qui s’avèrent « grands par leur volonté lucide dans le mal » (p. 172) mais à qui, du fait de leur nature monstrueuse, « il est impossible de pardonner » (idem). Forçant « la compassion terrifiée, voire la sympathie » (p. 173) ces personnages « ne sont tragiques [...] que parce qu’ils incarnent l’obscure grandeur des forces qui mènent le monde, et, à travers elle, l’inconfort de la condition humaine » (p. 178). Article initialement publié sous le titre : « Les criminels de Rotrou en face de leurs actes », dans Jean Jacquot, éd., Le Théâtre tragique. Paris, Éditions du CNRS, 1965. P. 225-237. |
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