À lire autant qu’à voir ? La tragédie hagiographique entre 1640 et 1650
| Reference Type | Conference Proceedings |
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| Year of Conference |
2005
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| Author | |
| Conference Name |
La poésie religieuse et ses lecteurs aux XVIe et XVIIe siècles
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| Pagination |
119-135
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| Language |
Français
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| Publisher |
Éditions U. de Dijon
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| Conference Location |
Dijon, France
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| Keywords | |
| Notes |
Article tiré des actes du colloque "La poésie religieuse et ses lecteurs aux XVIe et XVIIe siècles" (Université de Metz, 25-27 mai 2000). Bien que (relativement) très peu commenté, Le Véritable Saint Genest de Rotrou, dont « la dimension chrétienne n’a rien de futile » (p. 131), a le mérite d’être intégré dans le corpus d’une vingtaine « de tragédies dominées par la figure d’un saint » (p. 119) ayant constitué la vogue sans lendemain d’un théâtre hagiographique précédant de quelques années le Polyeucte de Corneille. Engouement difficilement explicable pour ce type de théâtre ne prétendant pas davantage se substituer à la chaire qu’être une « amorce à l’usage des mondains » (p. 125). L’auteure suggère qu’« [h]ormis le cas de Corneille et de Rotrou, dont le succès à la scène n’est pas niable, ce théâtre a peut-être été avant tout un théâtre à lire » (idem), surtout et curieusement pour les pièces « qui nous paraissent aujourd’hui les plus médiocres » (p. 126). Théâtre dans un fauteuil avant l’heure, ainsi que l’Avertissement du Libraire (Targa) au Lecteur de La Pucelle d’Orléans de l’abbé d’Aubignac en encourage la pratique afin de pallier les carences des acteurs et de la scénographie (cité p. 127), les tragédies hagiographiques offrent un discours théologique convenu, le registre d’une spiritualité accordant « une très large part à une foi candide et sans replis » (p. 132), et un « romanesque apprivoisé » (p. 129) où se mélangent « les aspirations célestes et les espoirs humains » (p. 134). |
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