Verbal Game in Rotrou’s La Sœur
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
1981
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| Author | |
| Journal |
Papers on French Seventeenth-Century Literature
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| Vol. |
7
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| Number |
15
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| Pagination |
359-364
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| Language |
Anglais
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| Publisher |
Gunter Narr Verlag
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| Place Published |
Tübingen, Allemagne
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| Keywords | |
| Notes |
La Sœur serait, selon l’auteur, « Jean Rotrou’s most successful, influential, and best executed comedy » (p. 359). Considérant le thème traditionnel du pseudo-langage dont fait largement usage la comédie depuis au moins le Poenulus de Plaute et popularisé par Molière dans Le Bourgeois Gentilhomme, l’auteur établit un parallèle astucieux et pertinent entre le pseudo-turc inventé par Ergaste au cours de l’épisode provenant directement de La Sorella de Giambattista Della Porta (1584) et l’illusion théâtrale du jeu de rôle. De même qu’Ergaste est étonné de se retrouver « absorbed in a language of which he was both conscious cause and unconscious effct » (p. 362), le comédien donne vie à un personnage fictif qui, à son tour, anime le comédien. La remarque d’Ergaste : « Je ne sais quel génie, en ce besoin extrême, / Me dictait un jargon que j’ignore moi-même » (v. 1115-1116) rejoint ainsi les considérations des théoriciens dramatiques qui, tels Diderot, Brecht ou Stanislawski, ont examiné le phénomène de l’acteur en mesure de donner naissance à un personnage capable de le posséder. |
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