Clôtures, fins et finalités dans quelques pièces à sujet mythique
| Reference Type | Journal Article |
|---|---|
| Year |
2015
|
| Author | |
| Journal |
Studii si cercetari filologice: Seria Limbi Romanice
|
| Vol. |
17
|
| Pagination |
57-69
|
| Date of Publication |
01/2015
|
| Language |
Français
|
| Publisher |
Universitatii din Pitesti
|
| Place Published |
Pitesti, Roumanie
|
| Notes |
Cet article compare L’Amphitryon de Plaute qui renoue avec le mythe, Les Sosies de Rotrou qui « nous achemin[ent] vers le classicisme » (p. 60), l'Amphitryon de Molière, « pour l’âge d’or du théâtre » (idem), l'Amphitryon 38 de Giraudoux pour « une modernité bien modérée » (idem). Reprenant les conclusions d’un article précédent au sujet de la comédie de Rotrou (« Du mythe à la critique sociale dans Les Sosies de Jean de Rotrou », Studii si cercetari filologice, 2010, p. 44-62.), l’auteure réitère verbatim que Les Sosies serait une « pièce de cour » dans la mesure où le dramaturge se serait plié « au goût d’une cour qui voit dans le roi le détenteur d’un pouvoir absolu, auquel tout est permis » (p. 64). Quant à la réplique finale de Sosie, elle porterait « un léger accent de critique sociale » (idem) et l’occasion pour le valet de tirer vengeance de son maître « mis en position d’infériorité politique » (idem). Alors que la pièce de Molière aurait une finalité critique dénonçant les privilèges de classe et que celle de Giraudoux affirmerait « la primauté de l’homme devant le destin » (p. 69), celles de Plaute et de Rotrou, tout en conservant l’exemplarité du mythe, viseraient à « accroître l’attachement des citoyens à la cité » (idem). Quid de la problématique de l’identité et du thème de la méconnaissance de soi que met brillament en scène, avec l’importance accordée au thème de l’honneur, Les Sosies de Rotrou ? Un troisième article sur le sujet apportera peut-être une réponse. Il est dommage que l’auteure persiste à faire l’économie de l’édition des Sosies procurée par Hélène Visentin dans le volume 8 de l’édition Forestier du Théâtre complet de Rotrou (2005). Un simple regard sur cette édition aurait au moins permis à l’auteure d’éviter d’affirmer que Rotrou a écrit Les Sosies en 1627 (p. 63). Cela est inexact. Publiée pour la première fois le 25 juin 1638 chez Antoine de Sommaville, la pièce fut très vraisemblablement écrite en février 1637, ainsi que le démontrent les recherches d’Alan Howe, « Sur la publication des œuvres de Rotrou : quatre documents notariés », Papers on French Seventeenth-Century Literature, 25, 2003, p. 129-143. L’auteure semble d’autre part suggérer (p. 63) que la comédie fut créée au Théâtre du Marais sous le titre de La Naissance d’Hercule. Précisons que la pièce fut montée sous le titre Les Sosies (mais désignée par « Les Deux Sosies ») à L’Hôtel de Bourgogne par les comédiens de la Troupe Royale (et cela au moment même où Le Cid était lui créé au Marais), et que ce ne fut qu’en 1649 qu’elle fut reprise au Marais et transformée en pièce à grand spectacle sous le titre de La Naissance d’Hercule. |
| Download citation |