L’exemple d’auteurs “préclassiques” redécouverts en France à la fin du XIXe siècle : enjeux esthétiques et idéologiques

Reference Type Book Chapter
Year
2005
Author
Book Title
L’Histoire littéraire à l’aube du XXIe siècle : controverses et consensus
Language
Français
Pagination
111-125
Publisher
P. U. F.
City
Paris
Keywords
Notes

Analyse de la découverte de Théophile de Viau, Mairet, Rotrou, Scarron et Cyrano par des critiques positivistes de la seconde moitié du XIXe siècle (Jarry, Guizot, Bizos, Curnier, Brun, Deschanel, etc.) soucieux de combler les lacunes d’une histoire littéraire pensée de manière téléologique. L’auteure montre comment cette opération d’exhumation s’est avérée surtout profitable aux écrivains que la tradition avait déjà consacrés. Les auteurs dramatiques du premier XVIIe siècle, « pas toujours vus d’un œil bienveillant » (p. 117), apparaissent comme « inspirateurs des “classiques” comme Racine et Corneille, [et] s’apparentent également aux romantiques par leur extraordinaire liberté de création » (p. 116). Ainsi, sous la plume convaincante de l'auteure, Rotrou devient l'un des maillons d’une chaîne allant non seulement des Grecs à Racine, mais unissant aussi Eschyle, Rotrou, Racine et Hugo (p. 122). Telle était déjà l’opinion de Léonce Curnier (Étude sur Jean Rotrou. Paris, Hennuyer, 1885. Genève, Slatkine Reprints, 1971, p. 97).

Sur un sujet similaire, voir Emmanuelle Mortgat-Longuet, « Images de Rotrou dans l’historiographie du théâtre français (1674-1750) », Littératures Classiques, 63, 2007, p. 285-300, et Jean-Claude Vuillemin, « Réception critique d’une dramaturgie baroque : le théâtre de Jean Rotrou », Revue d’Histoire du Théâtre, 1990, 3, p. 242-259.

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