Pour Alcmène
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
2002
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| Author | |
| Journal |
Revue de Littérature comparée
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| Vol. |
301
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| No. |
1
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| Pagination |
27-32
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| Language |
Français
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| Publisher |
Klincksieck
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| Place Published |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
Rendant compte des travaux érudits de Jacques Voisine, l’auteur rapporte que celui-ci avait constaté que « les trois plus importantes améliorations » que, dans Les Sosies, Rotrou avait apportées à la pièce de Plaute « figuraient déjà dans la pièce échevelée (trente-deux personnages sans compter les figurants !) de Thomas Heywood, Silver Age. L’affaire est d’importance, poursuit l’auteur, puisqu’elle est de nature à montrer que la France n’ignorait pas le théâtre élisabéthain, contrairement à l’idée reçue. Toutefois, l’influence de Heywood passerait moins par le texte imprimé que par la mise en scène spectaculaire qu’il implique, avec fanfare et pantomime, et nulle tournée en France de la troupe, nul voyage de Rotrou en Angleterre ne vient construire l’hypothétique jonction » (p. 29). Comme le suggère Jacques Voisine (« Une rencontre de Rotrou avec le théâtre des Pays-Bas », De Nieuwetaalgids, WA-P. Smitt-Nummer, 1968, p. 73-80), le lien entre l’Angleterre et Rotrou passerait peut-être par l’intermédiaire des Pays-Bas espagnols qui, entre 1590 et 1660, recevaient des troupes de théâtre d’outre-Manche, ainsi que par le fait qu’avant de se fixer à Paris, la troupe de l’Hôtel de Bourgogne avait été attachée au prince d’Orange, et qu’elle était revenue jouer à La Haye en 1638. Il se pourrait donc que les acteurs de la troupe de l’Hôtel de Bourgogne aient rendu compte à leur “poète à gages”, qui contrairement à sa belle Alphrède ne séjourna jamais outre-Manche, de quelques-uns des textes scéniques auxquels ils auraient eu l’occasion d’assister aux Pays-Bas. Quant aux trois emprunts présumés de Rotrou à la pièce de Thomas Heywood, Jacques Voisine n’en indique que deux : le remplacement de Blépharon, le pilote de Plaute, par trois capitaines, et « la substitution du prologue dit par Mercure d’un prologue de contenu et de ton entièrement différent, confié à Junon — laquelle n’apparaît pas chez Plaute » (Jacques Voisine, « Une rencontre de Rotrou avec le théâtre des Pays-Bas », art. cité, p. 75). |
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