Polyeucte et Saint Genest. Étude dramatique
| Reference Type | Journal Article |
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| Year |
1889
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| Author | |
| Journal |
Revue d’Art Dramatique
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| No. |
16
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| Pagination |
129-156
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| Language |
Français
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| Publisher |
A. Dupret, Editeur
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| Place Published |
Paris
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| Keywords | |
| Notes |
Écrit à l’occasion d’une reprise de Polyeucte à la Comédie-Française, cet article est une fervente apologie pour la tragédie de Corneille qui, en 1889 comme lors de sa création, a été en mesure de s’imposer en dépit des préjugés mondains. « Polyeucte est la seule tragédie sacrée qui ait pleinement réussi au théâtre » (p. 147). En mêlant judicieusement et agréablement les tendresses de l’amour humain à la fermeté inflexible du divin, cette « œuvre sublime et osée » (p. 131) apporterait la preuve que chez Corneille « le métier imposa le génie » (p. 129). En comparaison, Rotrou, « un poète qui procédait d’instinct, et avait plus de génie que de métier » (p. 156), se serait emparé pour son Véritable Saint Genest de ce qui avait fait le succès de la pièce de Corneille et, pour « un sujet imprudemment choisi » (p. 155), il « s’en tire à son honneur, pas trop meurtri » (idem). Là où Corneille avait judicieusement juxtaposé amour divin et amour humain, Rotrou oppose les soupirs extatiques de Genest aux soupirs moins épurés des autres personnages : « à mesure que Genest s’élève aux accents lyriques, le cadre fourmille d’agréments et de jolis choses pour les yeux et l’oreille » (p. 151). Il y aurait donc dans Le Véritable Saint Genest « deux pièces différentes et habilement soudées, dont l’une est le divertissement de l’autre » (p. 149). En dépit de « beautés de détails » (p. 156), ce qui gène l’auteur c’est d’une part le fait que du première acte au dernier le personnage éponyme n’aurait pas fait un pas : « Adrien prépare Genest, et Genest répète Adrien » (p. 154) et, d’autre part, la structure d’« une intrigue à double fond, où chaque personnage a, par surcroît sa doublure » (idem). |
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