Une innocence de la dualité : les femmes travesties dans les pastorales de Rotrou
| Reference Type | Conference Proceedings |
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| Year of Conference |
1996
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| Author | |
| Conference Name |
Et in Arcadia Ego
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| Pagination |
233-240
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| Language |
Français
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| Publisher |
Gunter Narr Verlag, PFSCL-Biblio 17
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| Conference Location |
U. de Montréal
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| Keywords | |
| Notes |
Actes du 27eme congrès annuel de la NASSCFL. À partir de l’examen des cinq textes considérés par Jacques Morel (Rotrou dramaturge de l’ambiguïté, p. 163) comme des « pastorales pures » : La Diane, La Céliane, La Célimène, Le Filandre, La Florimonde, l’auteur affirme que le travestissement féminin « se présente comme librement érotique, gaiement ludique et parfaitement innocent » (p. 237), et qu’il renvoie aux mythes de l’Arcadie et de l’Hermaphrodite, aux paradis « d’avant la corruption de la civilisation [et] d’avant la douleur de la division des sexes » (p. 240). Selon John D. Lyons, « The Woman as Man: Célimène », dans A Theatre of Disguise. Studies of French Baroque Drama (1630-1660), Columbia, French Literature Publications Company, 1978, p. 21-60, le déguisement d’une femme en homme dans, entre autres, La Célimène, refléterait la crise identitaire que traverse une époque au cours de laquelle les valeurs masculines tendent à être supplantées par des valeurs féminines. Selon Catherine Spencer, « Hermaphrodites et travestis », dans À Corps perdus. Théâtre, désir, représentation, Paris, L’Harmattan, 2005, p. 49-98, le personnage ambigu de Cloridan (i. e. Florante travestie) aurait pu donner aux spectatrices du temps, l’idée d’une oscillation possible entre différentes formes de désirs. |
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